André Sirota

 

Octobre 2013

À L’UNIVERSITÉ

  • Docteur d’État ès Lettres et Sciences Humaines
  • professeur émérite de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • directeur de recherche en psychopathologie sociale clinique – Mots-clés : Groupe, institution et Corps social – Conflits et coopération – Crises – Liens – Espaces d’élaboration collective 

EA 4430 – Psychologie Clinique et psychopathologie. Corps, Liens, Culture.

  • Ancien directeur de l’UFR des Sciences Psychologiques et des Sciences de l’Éducation (1982-1987 et 1997-2001) de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
  • Ancien directeur du SUFOM : Service Universitaire de Formation des Maîtres, Université Paris Ouest Nanterre La Défense 1994-1998.

 

Engagements professionnels de recherche action collaborative avec des Équipes

  • Tiers externe auprès d’équipes de travail, pluri-professionnelles et inter-statutaires.
  • Spécialisé pour des interventions auprès d’équipes en crise.

 

Engagements et responsabilités associatives

  • Membre et Président de l’Association Nationales des CEMÉA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active, mouvement d’éducation nouvelle et d’éducation populaire.
  • Président de la Société Française de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe (SFPPG) (mars 2006 – mars 2014)
  • Membre associé en tant que chercheur de la FESPI : Fédération des Établissements Scolaires Publics Innovants. Membre associé de son Bureau.
  • Membre du Conseil scientifique de l’Iréa, Institut de Recherche en Éducation et Animation, fondé par le SGEN-CFDT.

 

Responsabilité locale :

Président du Conseil de la ville d’Aubervilliers pour son projet éducatif territorial 

 

Responsabilité nationale : 

 Membre du CNIRÉ : Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative.

 

Distinction :

 Commandeur des Palmes Académiques

 

Thématiques et activités de recherche – Résultats marquants

 

Thématiques de recherche :

Groupes et processus collectifs. Crises – Liens – Conflits & Coopérations – Faire équipe et faire société pour faire son travail.

Figures sociales de la perversion narcissique dans les institutions, les relations sociales et professionnelles.

Procédures perversives d’assujettissement en système totalitaire.

L’institution ; les effets de violence destitutrice du sujet, destructrice du socius et de la société ; les effets destituant mortifères du pacte implicite pour maintenir l’institution et ce que veut dire instituer dans  l’impensé individuel et collectif.

Espaces et dispositifs spécifiques d’analyse et élaborations en groupe ; présence et conditions d’investissement de la présence d’un participant tiers externe ; le travail de culture.

 

Résultats (Tous les résultats présentés ci-après sont issus de recherches-action collaboratives et participantes, ils figurent dans des publications réalisées ou à paraître :

Les conditions de la co-construction du lien social et d’appartenance sont plus ou moins connues et reconnues, ainsi que l’importance de la construction de ces liens pour la construction du sujet individuel. Toutefois, dans la société fragmentée et cloisonnée qui est la nôtre, les dispositions institutionnelles ne sont pas créées du fait d’un tabou défensif, clivant immodérément sphère privée et familiale d’avec la sphère publique. Cela permet de continuer à se plaindre sans faire quoi que ce soit, pour l’explicitation des rapports nécessaires entre Famille et École, qui sont pourtant, dans toute société moderne, les deux structures anthropologiques de base éducatives et de socialisation de l’individu, l’une devant faire tiers pour l’autre.

C’est pourquoi, en particulier, l’organisation de l’École doit changer afin que celle-ci crée les conditions institutionnelles indispensables à l’exercice de ses missions. Sans ces changements,  les effets de l’impensé ordinaire de l’institution perdurera, la plupart des individus continueront à ne percevoir des institutions que leur dimension de contrainte, dépourvue de sens selon eux. Les institutions impensées infligeront des vécus d’absurdité du vivre en société et de violence qui génèreront des violences agies.

 

Le socius

Le socius est cette part sociale qui est à la fois en nous, entre nous et en dehors de nous ; elle nous constitue en tant que sujet individuel, sujet social et comme partie intégrante de groupes de semblables/différents, de groupes d’individus non massifiés. Le socius est  à la fois en nous, autour de nous et en dehors de nous. Il se forge dans des pratiques sociales et productives initiées et agies d’un commun accord. Le socius nous permet d’édifier cette capacité de travailler de concert avec les autres et de connaître le plaisir partagé, celui que l’on prend parce que l’autre l’éprouve aussi, en même temps que soi, parce que nous nous sommes engagés par une commune praxis. Il est antagonique de la jouissance perverse qui ne s’éprouve qu’aux dépens des autres, les autres étant alors privés de l’accès à leur propre plaisir d’être et de faire avec les autres. Ce qui tue.

 

L’institution

L’institution est dans l’acte conventionnel et de langage, de mots échangés, ou acte rituel et symbolique par lequel le corps social par ses instances et ceux chargés de les garantir fait exister socialement l’individu en tant que sujet individuel et sujet de société, sujet politique. Cet acte très peu ou pas du tout mis en acte est susceptible, s’il ne se fait pas emprise, de rassurer sur la réalité de l’existence et sur le fait de compter pour autrui. Il permet d’éprouver la fonction instituante, inclusive et contenante de l’institution. Mais les conditions de cette garantie ne sont pas pensées, pas créées de nos jours.

Cet impensé occulté et méconnu plus qu’ignoré est aux sources de la violence politique, de la violence brute, en particulier entre les générations et à l’école. Cette violence peut étonner alors qu’elle ne fait que réfracter la violence des groupes, plus souvent fratricides que fraternels, que forment les adultes faute d’accordages suffisamment co-élaborés entre eux sur les institutions où ils œuvrent et où ils sont censés se donner en exemple aux jeunes générations.

C’est donc plutôt gruger autrui qui fait repère.

 

Les conditions culturelles de l’émergence de la conscience, conscience de culpabilité ou conscience morale, selon Freud à partir d’une relecture de Totem et tabou

Intrications et co-construction psyché / socius. Hypothèses anthropologiques à propos des conditions d’apparition et de déploiement de la conscience à partir des résultats de la paléoanthropologie contemporaine. Du processus avéré d’hominisation au processus supposé ou espéré d’humanisation. Les éditions Payot préparent une réédition de Totem et tabou, pour cette nouvelle édition j’ai été chargé de rédiger une nouvelle préface. Parution prévue en 2013.

 

Une recherche en cours en 2010-2013

Coordonnateur pour la FESPI du Programme de recherche en cours, FESPI/ Fondation de France, intitulé : « Au collège, accompagner et soutenir des équipes enseignantes dans la prévention du décrochage scolaire au moyen de recherches actions / formations. »

Il s’agit d’un Programme proposé à la Fondation de France lors de son appel à proposition de 2010, appelé : « Aidons tous les collégiens à réussir !  Ensemble contre le décrochage scolaire ».

Ce programme de recherche est sur 3 ans. Octobre 2010 à septembre 2013. Il donnera lieu à un grand colloque avec les autres recherches soutenues par la FdF et à une publication. Une chercheuse du LASI, Danièle Toubert y participe ainsi que deux membres correspondant du LASI : Lisa Capdevielle et Esther Atlan, psychologues cliniciennes ayant une très bonne expérience du travail en milieu scolaire. (5 établissements de la FESPI sont engagés et 3 Equipes d’Accueil.